Internet pour les nuls (ou ceux qui n'aiment pas ça !)

À l’heure où Internet est un vecteur de communication important, beaucoup sont encore perdus et on ne leur en voudra pas. C’est compliqué et quand c’est expliqué par des professionnels… ça le devient encore plus (si, si, je vous jure) !

Nom de domaine, hébergement, site internet... il y a quelques petites choses à savoir pour ne pas se sauter à l'eau les yeux...

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Quand Word devient mon meilleur ami !

Je sais que beaucoup d’indépendants (avocats, huissiers, médecins, etc.) n’ont pas forcément les moyens de s’offrir les services d’une secrétaire, fut-elle indépendante et payée à la tâche comme votre serviteur.

Beaucoup d’entre vous se voient contraints de taper eux-mêmes leurs documents, parfois longs. Mêmes si les plus jeunes sont nés dans l’ère de...

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La TVA, enigme des entrepreneurs !

Ça fait un moment que je fréquente un forum d’entrepreneurs. En fait ça fait un peu plus de six ans. Au départ pour trouver des informations, puis maintenant pour faire part de mon expérience et aider les autres.

J’apprécie généralement de voir ce qui se passe, d’aider les gens ou simplement de les rassurer alors...

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Les copains d'abord !

Ils s’appellent Christian, Josette, Gérard, Yves ou Franck.

Ils habitent Brest, Riom-es-Montagne, Clermont-Ferrand, Givors, Toulouse, Montluçon, Commentry ou Albi.

Ils sont ouvriers, agriculteurs, jumpers (moi non plus, je ne connaissais pas !), peintres en bâtiment, verriers ou encore...

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Ma boîte à outil !

Aujourd’hui, j’avais envie de parler politique, de parler de ces gens qui nous/vous traitent de #captateurs, mais ne paient pas leurs impôts (ou leur kiné, leur loyer, etc…), ceux qui viennent sauver la France (ou leur peau en récupérant un peu d’immunité), ceux qui s’occupent de leur carrière et de leurs ambitions avant de s’occuper de nous, mais non ! C’est trop...

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Jeu26Fév2015

Les copains d'abord !

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Ils s’appellent Christian, Josette, Gérard, Yves ou Franck.

Ils habitent Brest, Riom-es-Montagne, Clermont-Ferrand, Givors, Toulouse, Montluçon, Commentry ou Albi.

Ils sont ouvriers, agriculteurs, jumpers (moi non plus, je ne connaissais pas !), peintres en bâtiment, verriers ou encore ingénieurs.

Ils travaillent dans la confection, l’agriculture, le nucléaire, l’armement, la chimie, la cristallerie ou la sous-traitance.

Ce sont les copains de l’association Henri Pézerat qui se meurent, dans l’indifférence générale, d’avoir travaillé au contact de l’amiante, des radiations nucléaires, des pesticides ou de substances chimiques diverses !

Henri Pézerat, c’était qui ?

Je ne connaissais pas non plus ce nom ! Henri Pézerat est un scientifique français né au début du siècle dernier (1928 exactement – ça ne nous rajeunit pas, hein !), bien avant mes propres parents, et décédé en 2009.

Diplômé de l’École de Chimie de Lyon, il était directeur de recherche au CNRS et sa spécialité était la toxicologie (globalement, la recherche sur les substances, visibles ou invisibles, qui rendent malades).

Une fois n’est pas coutume, c’est le « hasard » qui le mettra sur la piste du combat de sa vie !

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Usine d'amiante de Canari (Corse)
Photo @Daniel Cremona

En effet, en 1973, alors qu’il travaillait dans son laboratoire de Jussieu, des grains de poussière blanche tombent du plafond et contaminent ses prélèvements et mesures. Il identifie alors l’amiante découvre dans la littérature son caractère cancérogène (que l’on connaissait déjà !).

Ce sera son premier combat. Il anime le Comité anti-amiante de Jussieu et se bat pendant plus de vingt ans, jusqu’à l’interdiction de l’amiante, en 1997, puis se bat pour la reconnaissance des victimes.

À partir de 1976, il soutiendra les travailleuses de l’usine AMISOL, fermée en 1974, qui fabriquait des matelas et des tresses à base d’amiante. Les ouvrières étaient tenues dans l’ignorance des dangers de l’amiante qui étaient alors connus (oui, je sais, je me répète, mais c’est important !) et travaillaient cette matière sans aucune protection ! Le combat de ces ouvrières dure depuis quarante ans et n’est toujours pas fini.

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Le porte-avions Clémenceau en cours de démantèlement
Photo @Thomas Hahusseau

Du début des années 1980 à 1995, avec Annie Thébaud-Mony (spécialiste de la santé au travail), il élargit son combat dans le cadre du Collectif Risques et Maladies Professionnelles. En 1995, toujours avec Annie Thébaud-Mony et avec Patrick Herman (un autre combattant contre l’amiante) il crée l'antenne française du réseau international Ban Asbestos (Interdire l'amiante).

L’un des principaux combats de Ban Asbestos France sera le démantèlement (propre et sécurisé, tant qu’à faire !) du porte-avions Clemenceau.

Bien qu’ayant pris sa retraite, Henri Pézerat ne s’arrêtera pas là ! Il continuera ses combats depuis son domicile.

Son combat suivant ne concernera pas des travailleurs, mais les enfants d’une école construite sur le site d’une ancienne usine Kodak à Vincennes qui sont victimes d’un nombre anormal de cancer dont il prouvera qu’ils sont dus à un mauvais nettoyage du site industriel avant la construction de l’école.

En 2000, pendant que les cuves de l’Erika se vident sur les côtes Bretonnes, Henri Pézerat alerte sur les dangers du fioul lourd qui s’en échappe et des risques que courent les bénévoles à nettoyer les plages sans protection !

L’association Henri Pézerat

petit logoC’est peu avant son décès qu’Henri Pézerat lance l’idée d’une nouvelle association qui pourra regrouper tous les collectifs et tous les combats. L’idée ne s’envolera pas et ils le feront, avec Annie Thébaud-Mony.

L’association a donc pour but de rassembler tous les copains, quel que soit leur combat, pour qu’ils puissent échanger leur expérience et se soutenir dans leurs luttes.

De plus, elle conserve, maintient et enrichit l’immense fonds documentaire issu du travail mené par Henri Pézerat pendant plus de quarante ans.

De manière plus concrète, l’association agit également auprès des autorités, contre les lobbies industriels, afin d’obliger les industriels à protéger, prévenir, suivre, indemniser, etc.

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Vestiges d'une usine Eternit
Photo @Pietromassimo Pasqui

Enfin, l’association agit également en justice avec l’appui du Cabinet TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU, avocats à Paris et Marseille.

Après avoir aidé les salariés à obtenir, notamment, des reconnaissances de maladie professionnelle ou le classement des sites industriels sur la liste des sites dangereux, aujourd’hui, les avocats de l’association vont mener des actions devant les juridictions pénales afin de faire condamner les dirigeants des entreprises qui auraient délibérément caché à leurs salariés les risques.

Ce sera une première en France, mais l’Italie nous a devancés en la matière puisque le dirigeant de la Société Eternit-Suisse, Stephan Schmidheiny, a été condamné à 18 ans de prison pour « désastre volontaire et négligence coupable » par la Cour d’appel de Turin qui a alourdit la sentence des juges de première instance. En outre, le PDG est condamné à verser une centaine de millions d’euros à l’ensemble des victimes (personnes physiques – les salariés – et personnes morales – les communes et les régions dans lesquelles ses entreprises étaient implantées).

C’est le combat des copains de l’association Henri Pézerat !