A N T I C I P E R !
« Prévoir, supposer ce qui va arriver et adapter sa conduite à cette supposition : Politicien qui anticipe sur les élections à venir. » Larousse De Bill Gate à Xavier Niel en passant par plein d’autres entrepreneurs qui ont réussi, on vous dit qu’anticiper est une des clés essentielles... Lire la suite...
La publicité sur les réseaux sociaux, test et retour d'expérience !
J’ai testé pour vous… la publicité (payante) sur les réseaux sociaux ! Au mois de décembre, j’ai mis quelques euros pour tenter de faire de la publicité sur les réseaux pour Ma-Webassistante.com. Je vous explique en quelques mots ce que j’en ai pensé et ce que j’en ai retiré ! Lire la suite...
Comment j’ai trouvé le nom de Ma-Webassistante.com ?
Aujourd’hui, Facebook m’a rappelé qu’il y a tout juste huit ans, j’ai trouvé le nom de cette entreprise qui allait devenir ma vie. Oui, Facebook permet de ne pas oublier certaines dates et, avouons-le, c’est parfois bien pratique ! C’est donc le 20 octobre 2009 que... Lire la suite...
Pour ne pas perdre sa vie à la gagner !
Autant vous le dire tout de suite, ce titre que je trouve fabuleux n’est pas de moi ! J’aurais tellement aimé y penser moi-même que je permets de l’utiliser, mais c’est en fait le sous-titre d’un livre coécrit par Annie THEBAUD-MONY, Philippe DAVEZIES, Laurent VOGEL,... Lire la suite...
Le député, le salarié, le chef d'entreprise et les justificatifs de dépense !
Cher Monsieur le Député Sébastien Huyghe, Vous avez été réélu pour la dernière législature qui a commencé il y a une quinzaine de jours. On n’a pas relevé votre présence très souvent depuis cette élection mais votre seule intervention en commission a fait le tour des réseaux sociaux ! Lire la suite...
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Ven25Avr2014

Aujourd'hui, j'aimerais vous parler du statut de mon entreprise. Eh oui, je suis auto-entrepreneur ! Je vous entends déjà : "Ce n'est pas un statut, ce n'est pas une entreprise ! Vous ne payez pas de charge, pas de TVA, vous êtes des #nantis !"

Ces contre-vérités ont été largement diffusées par les syndicats du bâtiment quand ils sont partis en guerre contre les auto-entrepreneurs.

Voilà plus de quatre ans que je gagne ma vie grâce à ce statut alors j'avais envie de mettre un peu les pieds dans le plat et de tordre le cou à certaines légendes !

Ce n'est pas une vraie entreprise ! balle fermer cute stop icone 4372 128

Juridiquement, c'est une entreprise individuelle. C'est à dire que mon entreprise et moi-même sommes la même personne juridique.

Malgré tout, c'est bien une entreprise qui dispose d'un numéro SIRENE. Le mien, c'est 518 677 877 (quand je l'ai reçu, c'était le début d'une aventure !). Il se trouve en bas de toutes les pages de ce site Internet ainsi que sur tous les documents commerciaux que j'émets.

Fiscalement, c'est un régime micro-social simplifié. Ce régime fiscal, s'il est obligatoire pour les auto-entrepreneurs, est une option possible pour d'autres types d'entreprises individuelles.

Eh oui, vous ne le savez pas, mais il n'est pas impossible que l'agriculteur d'à côté ou le gars qui tient le camion où vous achetez votre sandwich du midi soit une entreprise individuelle au micro-social simplifié !

Comme toujours ce statut juridique et ce régime fiscal répondent à des contraintes qu'il faut respecter. Si l'on ne rentre pas dans les cases, il faut alors choisir un autre statut ou un autre régime fiscal.

La principale contrainte est le seuil de chiffre d'affaires à ne pas dépasser :

  • 82 200 € pour les activités de commerce et de fourniture de logement (hôtels, chambres d'hôtes, gîtes ruraux, meublés de tourisme),
  • 32 900 € pour les prestations de service et les professions libérales relevant des BNC et des BIC.

Le gros avantage de ce statut, c'est la simplicité des démarches. La création de l'entreprise se fait en quelques minutes sur Internet et il n'y a pas de comptabilité à tenir. La seule contrainte est de déclarer son chiffre d'affaires sur Internet tous les mois ou tous les trimestres, le RSI prélevant automatiquement le montant des charges.

Vous ne payez pas charge !balle-fermer-cute-stop-icone-4372-128

Ceux qui pensent ça peuvent m'envoyer un RIB que je transmettrais au RSI pour le prélèvement des miennes !

Nous payons des charges sociales, comme tout le monde, rassurez-vous ! Simplement, quand on vous donne le taux de prélèvement, sans vous préciser la base des prélèvements, vous avez l'impression que ce n'est rien à côté des vôtres !

Les taux actuels sont, suivant l'activité de l'entreprise, de

  • 14,1 % du CA pour les activités de ventes ou de fournitures de logement,
  • 24,6 % du CA pour les activités de prestations de services (BIC et BNC),
  • 23,3 % du CA pour les activités libérales relevant de la CIPAV (BNC).

Mais... parce qu'il y a un mais (il y a toujours un mais !), ce taux s'applique sur notre chiffre d'affaires. C'est à dire sur la totalité de nos encaissements de l'année, sans tenir compte de nos charges.

Si vous faites 20 000 € de vente de marchandises, vous payez 2 820 € de charges sociales dessus quelles que soient vos frais de fonctionnement ! Vous ne pouvez pas retirer de l'assiette de ce calcul vos achats de marchandises, vos loyers, vos déplacements, et tous vos frais de fonctionnement.

Bref, inutile d'essayer de passer les fournitures scolaires de Minimoi sur l'entreprise, ça ne sert à rien du tout !

Fiscalement, pour les auto-entrepreneurs qui font de la prestation de service, l'état considère que la moitié du chiffre d'affaire correspond aux frais de fonctionnement (vous savez, les 20% d'abattement fiscal sur la feuille d'impôt, ben nous, c'est 50% !). Pour ceux qui ont une activité de vente de marchandises, c'est 71% et 34% pour les professions libérales.

C'est pour cela que notre taux de charge paraît au premier abord moins élevé que pour ceux qui sont au régime réel.

Mais en fait, sur les 20 000 € de vente de marchandises de tout à l'heure, si l'on considère que 71 % sont des frais de fonctionnement, on paie en fait 2 820 € de charge pour 5 800 € de résultat net ! Soit pas loin de la moitié, comme tout le monde, quoi !

Les calculs diffèrent selon l'activité de l'entreprise et donc le taux de cotisation, mais le résultat final tourne toujours autour de la moitié !

Dans certains cas, le régime peut être avantageux. Par exemple, pour ceux qui vendent des marchandises avec de grosses marges ou ceux qui font des prestations de services ne nécessitant que très peu de frais de fonctionnement.

Vous ne payez pas de TVA !ball cute rendez vous icone 6043 128

Bon, alors celle-là, je vous l'accorde, c'est vrai, on ne paie pas de TVA.

Mais... (oui, oui, toujours un mais, etc...) d'une, on ne la facture pas à nos clients ; de deux, on ne la récupère pas non plus sur nos achats !

Donc, on ne facture pas la TVA à nos clients, mais on ne récupère pas la TVA sur la voiture, l'ordinateur, les frais de fonctionnement...

Du point de vue de la TVA, nous sommes considérés comme un particulier !

Seuls ceux qui vendent des marchandises ou des services au particulier peuvent en tirer avantage en étant moins cher que leurs concurrents ou en augmentant leur marge !

Ce statut favorise le travail au noir !balle fermer cute stop icone 4372 128

Quel que soit le statut de l'entreprise, le travail au noir existe, il ne faut pas le nier. Je doute simplement qu'il y en ait plus chez les auto-entrepreneurs qu'ailleurs !

Comme le dit la CAPEB, il y en a certainement qui s'arrangent parfois avec leurs clients, ou qui "oublient" de déclarer quelques prestations de service payées en liquide ! Mais uniquement chez les auto-entrepreneurs ?

Au contraire ! À l'origine ce statut permettais à des gens qui travaillaient un peu au noir en plus de leur activité professionnelle de "régulariser" sans courir le risque d'avancer des charges avant d'avoir rentré le premier centime de chiffre d'affaires !

En effet, le principe du statut est : "Pas de chiffre d'affaire, pas de charges sociales."

Bref, les artistes, les jardiniers, les créateurs de sites internet ont pu, grâce à ce statut se créer une vraie place au sein de la société !

C'est un moyen de faire du salariat déguisé !

ball cute rendez vous icone 6043 128

Tout comme le travail au noir, le salariat déguisé est un revers (pas très joli !) de la médaille.

C'est quoi (les juristes me reprendront au besoin sur mes approximations) ? C'est simplement le fait de remplacer un salarié par un travailleur indépendant, voire de faire démissionner un salarié pour lui imposer la création d'une structure et l'utiliser comme prestataire de service. Ainsi le "client" ne paie plus de charges patronales et s'affranchit de toutes les contraintes du contrat de travail (congés payés, maladie, maintient de salaire quand l'activité est en baisse, etc.)

Mais quand il y a des droits, il y a toujours des devoirs et vice-versa ! Ainsi le "client" n'a plus non plus les mêmes droits qu'un employeur. Le lien hiérarchique est également rompu !

Eh oui, le travailleur indépendant, comme son nom l'indique doit être indépendant ! C'est à dire qu'il ne doit y avoir aucun lien hiérarchique entre le client et son prestataire. C'est le prestataire qui détermine sont tarif (rien n'empêche, bien sûr, de tenter de négocier), les moyens qu'il mettra en œuvre pour réaliser la prestation et la méthodologie qu'il utilisera. Il détermine également sa cadence de facturation, ses conditions de règlement et ses conditions générales de vente.

Bref, certains employeurs ont vu dans ce statut un moyen de s'affranchir de charges sociales, mais il ne faudrait pas jeter le bébé avec l'eau du bain !

Et au final, qu'en est-il pour moi ?

Je vais vous parler un peu de mon expérience personnelle et de l'histoire de Ma-Webassistante.com.

En 2009, après un burnout (oui, ça arrive à tout le monde !), j'ai décidé de faire "autre chose". Je ne savais pas encore ce que serait ce "autre chose", mais je voulais travailler de chez moi. Alors j'ai fouillé sur la toile !

Après avoir éclusé un nombre incalculable d'arnaques du type "Envoyez-moi 500 € et vous pourrez gagner 10 000 € par mois en travaillant deux heures par semaine !", j'ai finalement trouvé des secrétaires qui travaillaient à leur compte.

Après tout, pourquoi pas moi ? Mais payer des charges et m'endetter avant même d'avoir trouvé le premier client, c'était un risque que je ne pouvais pas assumer avec mon petit chômage.

L'auto-entrepreneur m'a sauvée. Ne pas payer de charge tant qu'on n'a pas rentré son premier centime de chiffre d'affaire ! Il faut bien avouer que l'idée est géniale ! Elle m'a permis d'oser ce que je n'aurais pas osé ! Et c'est la meilleure décision que j'ai prise de toute ma vie !

L'entreprise a été créée le 1er janvier 2010 après quatre mois de réflexion, car il fallait avant tout que je me démarque de mes consœurs.

J'ai émis mes premières factures en mars et avril 2010. Ils étaient les premiers à me faire confiance :

  • Deux clients qui m'ont confiée la création de leur site Internet
  • Un institut de sociologie avec lequel je travaille toujours
  • Une dermatologue qui avait besoin d'aide pendant que sa secrétaire était en maladie
  • Un huissier de justice avec lequel je travaille toujours

C'était de la retranscription, je n'en avais jamais fait, je me suis lancé dans le grand bain tout de suite. Et manifestement, mes clients n'ont pas été déçus puisque, presque cinq ans après, deux d'entre eux travaillent toujours avec moi (ils se reconnaîtront et je les remercie) !

J'ai créé un emploi qui me permet de gagner ma vie d'une manière qui me convient parfaitement et je fais un travail qui me passionne par sa diversité !